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Les 1 000 premiers jours : Boris Cyrulnik remet le rapport de la commission d’experts

Publié le : 10 septembre 2020

Ce mar­di 8 sep­tem­bre 2020, le neu­ropsy­chi­a­tre Boris Cyrul­nik a remis le rap­port de la com­mis­sion d’experts pour les

« 1 000 pre­miers jours » au secré­taire d’État en charge de l’Enfance et des Familles auprès du min­istre des Sol­i­dar­ités et de la San­té, Adrien Taquet.

Les 1 000 pre­miers jours de l’enfant con­stituent une péri­ode essen­tielle pour le bon développe­ment et la con­struc­tion de l’enfant. Cette péri­ode con­di­tionne la san­té et le bien-être de l’individu tout au long de sa vie. C’est sur ce sujet qu’a tra­vail­lé une com­mis­sion de 18 experts spé­cial­istes de la petite enfance, présidée par le neu­ropsy­chi­a­tre Boris Cyrul­nik, et lancée par le Prési­dent de la République en sep­tem­bre 2019.

Adrien Taquet tient à remerci­er l’ensemble des mem­bres de la com­mis­sion pour leur engage­ment per­son­nel, et pour la qual­ité du tra­vail réal­isé.

Un rapport basé sur les apports de la science

Adrien Taquet tient égale­ment à saluer le car­ac­tère inno­vant de la démarche, qui a mobil­isé des com­pé­tences plurielles (neu­ropsy­chi­a­tres, gyné­co­logues-obstétriciens, pédopsy­chi­a­tres, psy­cho­logues, sages-femmes, pro­fesseurs des uni­ver­sités). L’ensemble des don­nées sci­en­tifiques con­verge vers une posi­tion désor­mais com­mune : l’importance des 1 000 pre­miers jours, péri­ode où tout com­mence pour l’enfant, pre­miers appren­tis­sages, développe­ment cog­ni­tif et affec­tif, socia­bil­ité, etc.

Ce sujet, qui con­cerne les enfants, les par­ents, mais égale­ment la société toute entière, répond à des attentes fortes des Français, que le Gou­verne­ment entend.

Des recommandations qui seront examinées dans les prochaines semaines

La com­mis­sion d’experts des « 1 000 pre­miers jours » a émis de nom­breuses recom­man­da­tions qui ont retenu l’attention du secré­taire d’État, par­mi lesquelles :

  • La créa­tion d’un par­cours des 1 000 jours, qui com­prendrait un accom­pa­g­ne­ment per­son­nal­isé com­mençant dès l’entretien du 4ème mois, se pour­suiv­ant en mater­nité et jusqu’au domi­cile, et qui se ren­forcerait en cas de fragilités (hand­i­caps, trou­bles psy­chiques ou fragilités sociales) ;
  • La général­i­sa­tion de l’entretien pré­na­tal pré­coce, qui ne con­cerne aujourd’hui que 28% des grossess­es ;
  • L’augmentation des moyens des mater­nités et des PMI, afin que cha­cune des 500 mater­nités sur le ter­ri­toire béné­fi­cie d’un lien étroit et quo­ti­di­en avec la PMI pour mieux accom­pa­g­n­er les par­ents ;
  • L’allongement du con­gé pater­nité, qui serait une pre­mière étape d’une réforme ambitieuse du con­gé parental, dans l’intérêt du développe­ment de l’enfant, mais égale­ment pour lut­ter con­tre la soli­tude et l’isolement des mamans,
  • La général­i­sa­tion et l’harmonisation du pro­jet édu­catif de l’accueil des enfants avant 3 ans, etc.

Ces pre­mières pistes doivent désor­mais se traduire en actes. Elles seront exam­inées dans les prochaines semaines.

Adrien Taquet, secré­taire d’État en charge de l’Enfance et des Familles a déclaré :
« Nous devons col­lec­tive­ment faire mieux, pour nos enfants, pour nos familles, pour notre société. La sci­ence nous y aide, en nous indi­quant le car­ac­tère fon­da­men­tal des 1 000 pre­miers jours. Tir­er les leçons de cet apport fon­da­men­tal, c’est aujourd’hui créer un véri­ta­ble par­cours des 1 000 pre­miers jours. »

 

Source : https://solidarites-sante.gouv.fr